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Agovra - 4

Un texte de kelakhai, publié le vendredi 24 octobre 2008

Chapitre 4 : Rébellion

Mes prêtres repartirent en marchant vers les mêmes villes, et ne formulèrent plus mes vœux sous formes de conseils mais bien d’ordres. Une vague de terreur s’abatti sur les populations les plus proches (Celles qui étaient au courant de mes pouvoirs et qui en avaient été témoins) et une vague de mépris vint des plus lointaines. Comme j’aurai voulu leur dire que leur terreur était infondée ! Mais ils ne m’auraient jamais crus… Ils finiraient tôt ou tard par expérimenter mes enseignements et comprendre leurs torts pour évoluer.

Un de mes enfants fut tué et je ne pu rappeller son âme des morts. J’étais furieux, j’étais malheureux et dans cet douleur j’appris que ma mission était vitale à ce monde, qu’elle m’était propre. Pour passer ce cap ils devaient m’obéir et apprendre ce que j’avais à leur apprendre. J’appris aussi à ne pas répéter la même erreur et amplifiait les pouvoirs de mes prêtres, même si cela m’affaiblissait je n’en avais cure.

Aucune ville n’accepta l’enseignement, même sous les ordres. Mes prêtes étaient rejetés plus ou moins violemment mais aucun autre ne fut tué à cette époque. Et ainsi leur ordonnais-je de menacer et si nécéssaire, de les faire souffrir quitte à en sacrifier. C’était un petit tribu à payer pensais-je encore, ça ne représentait rien en comparaison du but que je cherchais à atteindre.

Ainsi commencèrent les attaques, mes prêtres suivant scrupuleusement mes consignes, causèrent mort, destruction et surtout souffrance. Et la réaction primaire à tout cela quand on a pas le bon enseignement c’est la destruction de l’origine de la souffrance… Les humains se rassemblèrent pour traquer et tuer mes prêtres. Ce fut une période difficile, certains de mes prètres mourrurent, mais ils emportèrent bon nombre de leurs adversaires dans la mort… Et si ce fut une défaite pour moi de prime abord, certains humains avaient vécu l’expérience de la souffrance en combattant mes enfants – Et certains vinrent me voir, et passèrent l’épreuve.

Il en vint à réussir l’épreuve bien plus que ce que j’avais perdu de prêtres dans les batailles, aussi me renforçais-je et lançait un assault de ma propre initiative. Les déclarations de neutralité tombèrent à une vitesse folle, certains groupes continuèrent de résister jusqu’au bout. Ma prêtres les traquèrent, et ils furent tous tués.

Je récupérais mes forces, commençais la formation d’une petite armée de fidèles et de mercenaires – J’y mettais de l’acharnement et chaque minute de ma vie y était consacrée. Vous vous demandez peut-être pourquoi est-ce que je ne suis pas apparu à tout le monde pour prouver mes pouvoirs et pourquoi je n’ai pas abbattu moi-même les ennemis de la religion ?

La réponse est simple et complexe. C’est une expérience qui venait de moi et de moi seul, mais c’est une réflexion que je voulais humaine, c’était l’expérience de l’humanité. Je me voulais son moteur mais apparaître en tant qu’acteur aurait faussé la donne, je ne voulais pas une population terrifiée par un dieu qui accepte sous la contrainte une religion qu’elle réprouve. Si quelqu’un devait imposer cette religion même si elle était réprouvée, c’était d’autres humains. Pour l’expérience : celle des religieux comme celle des humains à convertir.

Je fis monter une cathédrale et une forteresse à l’endroit à partir duquel je donnais mes ordres, je voulais que ma religion soit incarnée par autre chose que mes prêtres… Des bâtiments imposants donneraient l’image de la puissance de mon enseignement et ils défendraient ceux qui m’étaient fidèles mieux que des batisses de bois.

Sous le coup de la terreur, certains villages acceptèrent la religion imposée par les prêtes. Et elle y causa une grande souffrance, mais je remerciais tous ceux qui l’acceptaient par une goutte de mon essence cosmique. Et vinrent enfin les premières traces de compréhension au seins de quelque villages ! Il n’y avait pas besoin de beaucoup offrir de souffrance pour accepter la religion et comprendre l’enseignement, par beaucoup elle était encore jugée « inhumaine ». Telle n’était pas mon point de vue : pour progresser il faut toujours des sacrifices. Alors autant les contrôller et éviter de les provoquer si on a pas la volonté d’évoluer.

Il y eu de grandes progression, toujours locales malheureusement, des éclairs de compréhension et enfin la sagesse qui découlait de mon enseignement. Elle était magnifique, unissant tous les êtres humains pour leur survie et leur évolution.

Ces villages apportaient leurs lots de volontaires pour l’épreuve… Mais s’ils n’avaient jamais étés aussi nombreux, le nombre de volontaires de qualité avait lui aussi drastiquement baissé. Aussi déléguais-je ces tâches à mes plus hauts prêtres et accordaient un peu moins de pouvoir à ces derniers.

Il y avait toujours de la rébellion, et il y avait toujours des fous et mes prêtres continuaient de voyager en répandant ma parôle et ma religion. Certains villages allaient même jusqu’à s’immoler par le feu à notre arrivée en signe de protestation. Que leur avait-on raconté pour qu’ils en arrivent à cette extrémité ? Je l’ignorais… Je commençais, à cette époque, à ressentir de la faiblesse à percevoir les choses lointaines. C’était un inconvénient que ne pouvoir le faire… Mais savoir que mon œuvre atteignait son but rendait cet inconvénient bien petit comparé à ma satisfaction.

Car j’étais sur le chemin de la victoire, beaucoup d’humains avaient compris mon message, déjà l’évolution technologique et spirituelle voulait reprendre d’elle-même. Il n’y avait plus besoin que de mon approbation pour enclencher le reste de leur évolution – J’en étais sûr, ils finiraient un jour par touchers les étoiles, ils finiraient un jour par me dépasser moi. Et j’attendais ce jour avec une impatience enthousiaste contagieuse au sein de mes prêtres.

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