Un texte de kelakhai, publié le vendredi 24 octobre 2008
Chapitre 2 : Vie naissante
Je me passionne pour la vie, bien que sa structure soit très faible, elle a quelque chose de magique, même comparée à une entité cosmique comme moi. Elle est bien plus complexe, elle fourmille de détails… Et jamais je ne termine mes analyses, chaque nouvelle découverte ouvre une nouvelle porte menant sur une infinité de nouvelle portes fermée – J’étudie sans relâche.
Je n’ai d’ailleurs jamais autant pesté contre la progression temporelle que dans mes études sur la biologie des êtres vivants… Son évolution était tellement rapide que malgré mon émerveillement permanent, il m’est souvent venu l’idée de l’arrêter pour pouvoir enfin terminer mes recherches… Heureusement que jamais je ne l’ai jamais fait.
Toujours est-il que le temps a passé. J’ai vu se succéder des formes de vies toujours plus complexes, toujours plus adaptées à leur environnement. Le système qui avait donné naissance à la vie était miraculeux, rôdé et parfait. Après avoir franchi des caps majeurs dans mes recherches, et plein d’enthousiasme, je décidais de m’en aller pour voir si je trouvais d’autres planêtes comme celle-ci. Et ainsi donc je repris mon voyage.
Il passa énormément de temps, du moins c’est l’impression que j’avais. Les distances ne m’avais jamais parues aussi grandes et les cycles de rotations aussi longs. Je crois que je l’ai ressenti dès mon départ mais je n’étais pas capable de comprendre ce sentiment nouveau pour moi : La planête, la vie, toutes ces choses que j’avais étudiées et avec lesquelles j’avais vécu, elles me manquaient. J’avais un gouffre dans le corps, un gouffre d’émotion qui devait être comblé… Aussi entamais-je sans tarder mon retour.
Cela peut vous paraître court à vous lecteurs car je ne souhaite pas m’apesentir sur cette époque vide de ma vie, mais cette période ou j’ai été éloigné de la terre représente près d’un quart de ma vie à compter de l’instant ou vous lisez. Peu importe le moment ou vous le lisez après tout.
A mon retour l’évolution avait fait un bond que je n’aurai jamais pu prévoir même en rève (Expression typiquement humaine pour dire que cela dépassait mes prévisions étant donné que je ne dors pas) et avait donné naissance à un race dont le niveau de conscience pourrait commencer à saisir des concepts complexes comme mon existence par exemple. Je me suis maudit plusieurs fois d’être arrivé trop tard pour pouvoir étudier les reptiles intelligents, ils avaient tous disparus. En revanche il me restaient les mammifères, ceux qui deviendraient des humains.
J’ai appris avec eux ce qu’une partie de moi savais déjà faire : Modeler son environnement. Ce qui me coutait un peu de temps pouvaient leur prendre toute une vie quand c’était du domaine du possible… Mais j’admirais leur acharnement et leur intelligence grandissante. J’ai continué de les observer, j’ai sillonné la terre, des peuplades voyagaient, s’établissaient un peu partout de façon chaotique et surtout complètement différente, ignorante parfois même de l’existence d’un voisin proche… L’étude de l’humanité fut bientôt mon obsession… Non de part sa complexité physique et physiologique mais de part sa complexité psychologique.
J’écoutais leur pensées, je me délectais de leurs évolutions, tellement rapides ! J’appris également des choses sur moi-même tellement je les écoutais réfléchir sur leur survie, leurs désirs, leurs familles, leurs idéaux. Je crois même qu’ils ont façonné une partie de moi.
Et ils guerroyaient… Ce qu’ils pouvaient s’entretuer ! Ayant oublié leur lien de filiation racial, ils n’hésitaient pas à se donner la mort entre eux. Salvatrice pour certains et très désavantageuse pour d’autres, je parlerai des humains dans la mort dans un autre récit, celui-ci contenant une trame temporelle alors que la mort n’en revet aucune. Toujours est-il qu’ils mourraient et mourraient, plus le temps avançait et plus le nombre d’être humains à tomber sous les coups d’êtres humains grandissait, à tel point qu’il y eu des époques ou les maladies et autres fléaux furent ridicules en comparaisons des tueries qui eurent lieu.
Toujours est-il qu’il arriva un moment ou je ne constatais plus d’évolution. La société resta figée en cycles fermés. Les intellectuels pouvant la faire évoluer toujours tués au pires moments par les brutes qui régulaient un progrès trop rapide. Et cela m’ennuya très vite. Ainsi je décidai, en tant qu’individu conscient, de les aider à évoluer. Car je sentais que j’étais fait pour ça et qu’au final et malgré notre différence de pouvoir, moi et les humains nous n’étions pas psychologiquement si différents.
<< Lire Agovra - 1 << — >> Lire Agovra - 3 >>
Il y a aucun commentaire pour ce texte.
Proposez votre commentaire
Vous êtes entièrement responsables des commentaires que vous postez. Votre adresse (38.107.179.240) sera archivée.
Site © The SpaceFox, 2006 - Version 7.9.2 -
-
Page générée en 10,88 ms soit 8,3 ms pour PHP et 2,57 ms pour 4 requêtes SQL.